Le sentier littoral, vous vous souvenez? oui bien sûr, nous l'avons parcouru depuis Le Racou à Argelès jusqu'à à Port-Bou en Catalogne Sud. Depuis, nous avons continué et nous sommes arrivés à Port de la Selva. Le tronçon relatif à ce billet concerne la section: Llança-Port de la Selva par la côte. Comme toujours, un immense lever de soleil salue notre arrivée à Llança. Une lumière spectaculaire envahit inexorablement l'espace et gagne le territoire. Qui s'en plaindrait? sûrement pas nous qui nous laissons envahir par un bien-être souvent renouvelé. La journée s'annonce sous de bons auspices et sans difficultés nous trouvons le sentier qui très facilement s'offre à nous et nous propose de le suivre. Les indications sont parfaitement positionnées; de couleurs vermeilles, vertes et qui quelquefois croisent le rouge et blanc du Gr92 Espagnol. Dénué de quelque dénivelé que ce soit, nous pourrons apprécier les merveilleuses vues et nous imprégner des formidables émotions, qui ne vont certainement pas manquer de nous accompagner? . Nous longeons les falaises, en surplombant la mer toujours accompagnés, par le bruit des vagues venant mourir sur les rochers. Leurs formes souvent torturées et sculptées par l'affrontement de la Méditerranée avec les Pyrénées, nous laissent imaginer, une lutte quelquefois titanesque entre les éléments déchaînés, dans un vacarme assourdissant. Ainsi de plages en criques et de criques en plages, nous approchons de Port de la Selva. Sans trop nous en apercevoir, les kilomètres défilent et il faut, tout de même penser au retour, que nous effectuerons par le même itinéraire.Bref, cette journée s'achève sur une plage proche de Llança, ou nous nous installons pour le casse-croûte de la mi-journée afin de ponctuer de la meilleure façon, cette sortie agréable et facile.
CARTE: https://maps.google.fr/maps?q=Sadernes,+Espagne&hl=fr&ie=UTF8&ll=42.267941,2.595391&spn=0.018007,0.027595&sll=42.608263,2.978128&sspn=0.071636,0.110378&oq=sadernes&hnear=Sadernes,+G%C3%A9rone,+Catalogne,+Espagne&t=h&z=15 Il n'est pas toujours possible de trouver facilement de nouveaux circuits et cela peut escamoter le temps que nous désirons y consacrer. Alors, parfois nous profitons du mauvais temps pour partir à la découverte de nouvelles contrées que nous soupçonnons d'être dignes de nous procurer de nouveaux instants de bonheur. C'est le cas ce vendredi, le temps est maussade et instable et nous avions prévu avec Thierry de nous diriger vers le Bugarach et d'y camper le temps d'une nuit.Le matériel est préparé et nous voilà donc prêts à larguer les amarres...sauf que le temps est exécrable et les prévisions pas très optimistes. Alors bon, il est déjà 14heures quand nous démarrons, sans avoir fixé de solution alternative.Évidemment, l'horizon sur les Corbières est menaçant et nous décidons bien sagement de renoncer.Ou va t-on aller, que va t-on faire? et c'est d'un commun accord que nous optons pour un après-midi consacré à la prospection. Depuis fort longtemps, je suis attiré par un lieu qui d'après mes informations et les photos que j'ai pu voir me fascine et me séduit; il s'agit des gorges de Saint-Aniol à Sadernes,http://www.camptocamp.org/routes/348833/fr/sant-aniol-en-boucle-depuis-sadernesen haute Garrotxa, en Catalogne Sud, non loin de Castelfullit de la Roca. En route donc, pour la frontière que nous franchissons rapidement, puis Figuères et son musée Dali, ensuite nous empruntons la direction d'Olot et Ripoll. L'ancienne cité comtale de Besalu http://fr.wikipedia.org/wiki/Besal%C3%BA motive notre premier arrêt et fait l'objet d'une visite rapide, mais oh combien intéressante! Le temps pour nous de glaner quelques photos avant de reprendre la route. Notre attention reste soutenue, car nous atteignons bientôt l'embranchement ou nous empruntons la GIV-523.Un paysage magnifique nous accompagne jusqu'au village pittoresque de Montagut: l'église: San Pere http://fr.wikipedia.org/wiki/Montagut_i_Oix, ses ruelles et ses façades. Assurément, nous n'éprouvons aucun regret de nous être donné la peine de le parcourir. Ce fut un moment très agréable.Après cette parenthèse, nous poursuivons notre route à la recherche des fameuses gorges, obéissant à la petite route qui longe la rio de la Lliercahttp://www.visomap.com/place-fr/Rio+Llierca/-578260. Tout à coup, à la sortie d'un virage, il nous semble apercevoir un pont ancien qui enjambe le torrent et sans nous faire prier nous nous garons sur le parking à proximité.Face à nous apparaît un ouvrage spectaculaire et d'une beauté inouï: le pont médiéval roman de Llierca https://www.google.fr/search?q=el+pont+de+llierca&client=firefox-a&hs=CwL&sa=N&rls=org.mozilla:fr:official&tbm=isch&tbo=u&source=univ&ei=_RWhUdqkOM2ZhQeTooDgBg&ved=0CC8QsAQ4Cg&biw=1024&bih=638 nous arrache des exclamations d'admiration et surplombe d'une hauteur impressionnante les eaux vert émeraude, d'une clarté cristalline du torrent.A ses pieds, le courant s'écoule parmi les rochers façonnés, emplit les marmites naturelles qui ornent son lit.La limpidité de ces eaux et la clarté de son fond est une invitation à la rêverie, à la méditation et constitue l'un des moments forts de nos nombreuses découvertes.Nul besoin de marquer cet endroit sur une carte, notre seule mémoire suffira.Forts de cette rencontre nous arrivons finalement à Sadernes ou le départ de plusieurs opportunités de circuits nous sont dévoilées. Il est déjà tard quand après une visite rapide des alentours et après avoir pu apprécier le paysage et l'église Santa Cecilia,http://www.artmedieval.net/Santa%20Cecilia%20de%20Sadernes.htm nous nous installons pour manger un petit morceau.La nuit déjà tombe, quand nous reprenons le chemin de retour; riches de tant de merveilles rencontrées, de souvenirs accumulés, persuadés d'un proche retour en Catalogne Sud.
Nous vivons dans une région pleine de diversités et nous en profitons bien.Les choix dans nos sorties sont nombreux et variés et c'est tant mieux, car aujourd'hui avec Thierry nous sommes limités par le temps. Nous décidons donc de démarrer tôt le matin et de ne pas trop nous éloigner afin de réduire le délai de route.En outre l'été est arrivé, les vacanciers aussi et nous éviterons de nous diriger vers le littoral pour, plutôt privilégier le piémont. D'un commun accord nous choisissons de partir à l'assaut du pic de la Calma en Espagne. Dès les aurores à 5h. nous voilà partis, de façon à débuter notre rando vers 6 h. Il est exactement 6h10 quand nous garons notre véhicule au col de Banyuls. Le jour n'est pas encore levé et nous sommes prêts.D'emblée les marques jaunes guident nos pas sur le sentier, quelquefois doublées par celles, rouge et blanches du GR10. Doucement, la lueur du jour naissant envahit les versants et éclaire le vignoble suspendu et superbement agencé sur ces pentes escarpées.An loin, notre regard au bout de la route est accroché par Banyuls, avant de plonger vers l'horizon ou la mer accouche d'une boule incandescente qui ne cesse de s'élever. Ses rayons irradient les flots et finissent par envahir la terre. Ce spectacle si souvent vu nous procure toujours des émotions extraordinaires et inqualifiables. Pensez donc! en ce jour, Thierry qui fait office de photographe ne boude pas son plaisir et ne ménage pas son matériel. Cet intermède nous "skotche" durant 30 bonnes minutes en cet endroit. Notre bonheur bien présent fait fi de ce temps qui est loin d'être perdu. Malgré tout nous reprenons notre marche et nous nous entêtons à suivre scrupuleusement nos guides jaunes. La pente s'accentue, le terrain devient accidenté mais la vue toujours présente sur de remarquables paysages. Nous sommes sur le bon sentier, le panonceau que nous croisons nous le confirme et nous propose de gravir le pic de la Calma. Rassurés par la direction empruntée, notre progression prend rapidement de l'altitude et la vue lointaine sur notre lointain et minuscule véhicule nous en témoigne. En cet instant, nous sommes heureux d'avoir été si matinaux. La fraîcheur de l'aube nous apporte un bien-être réparateur et très agréable. Devant nous le pic nous toise et nous défie sans pour autant nous empêcher de le rogner et finalement de le vaincre. Le paysage que nous découvrons alors est époustouflant et le panorama à 360° immense.Du pic du Sailfort aux Corbières, des Corbières à la Méditerranée, de la Méditerranée au cap de Creus, du cap de Creus au col de Banyuls en survolant la plaine de l'Ampurdan, sœur jumelle de notre Roussillon en Catalogne Sud. La boucle se referme et notre plaisir rassasié. Un long moment de plénitude et de sérénité agit sur nos âmes elles aussi comblées. Pourquoi quitter ce lieu? il le faut bien pourtant et c'est bien ce que nous finissons par faire. Le retour nous plonge sur l'autre versant. La vue n'y est plus la même hélas! Toutefois nous avons le privilège de nous exalter encore à la découverte de l'abbaye de San-Quirze de Colera blottie au fond de son vallon.Ensuite et pour finir, nous regagnons les ruines du mas Pils avant de remonter la route de Banyuls à Espolla en Espagne et de retrouver notre petite Opel en charge de nous ramener.Bilan: départ 5h.retour 11h.Total: 6h. Conclusion:6h. d'un bonheur TOTAL