jeudi 25 mars 2010

renoncement profitable













































En route pour Campoussy dans le Fenouillèdes! Cette destination est la nôtre aujourd'hui. Hélas! rapidement nos plans sont contrariés. En effet, le ciel s'obscurcit, le plafond est de plus en plus menaçant et la neige finit par tomber. La circulation n'est pas encore impossible mais nous oblige à rester prudents et à tenir compte des difficultés possibles au retour. Ainsi, parvenus à notre but, nous arpentons rapidement les ruelles du village, éblouis non pas par les rayons du soleil, mais bel et bien par le charme qui émane de ce site. Le pittoresque de ses murs en vieilles pierres est souligné par la présence de son église et la rencontre de plusieurs puits couverts, véritables curiosités, nulle part ailleurs rencontrées. Malgré tout, nous décidons de ne pas défier plus longtemps le ciel de plus en plus menaçant et nous repartons à regrets et la promesse faite d'un prochain retour. Sur la départementale qui nous ramène à Ille-sur-Têt, l'asphalte blanchit et s'épaissit sous les attaques des flocons et nos sens sont aux aguets. Dans cette ambiance inquiétante, nous empruntons la petite route qui mène à Marcevol et son fameux prieuré. A cet instant précis, peut-être le signe de la providence, surgit le chasse-neige vers la direction convoitée. Ni une, ni deux, la crainte nous ayant quitté, nous nous engageons dans son sillage. Le paysage sous un manteau immaculé est féerique et nos yeux grands ouverts expriment notre émerveillement. De toute évidence, le sort a influencé notre décision. La route rejoint Tarerach, que nous traversons et rapidement nous découvrons Marcevol dominé par son magnifique prieuré. Les éléments enfin apaisés nous laissent à loisirs le temps de visiter le hameau et de détailler le monument du culte, comme pour récompenser notre ténacité. Vous trouverez plus de détails en cliquant sur ce lien http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/PrieureDeMarcevol.php
Nous nous attardons en ces lieux plus que de raison, néanmoins celle-ci nous rattrape et le retour nous appelle bien à regrets, mais avec des souvenirs bien ancrés, nous obéissons...

lundi 22 mars 2010

le printemps surpris






L'hiver 2010 s'attarde, le printemps tarde. Je puise dans ma mémoire aussi profondément que je le puis...malgré cet effort de retour vers le passé, le souvenir d'un tel épisode climatique ne m'interpelle pas. Ce mois de mars 2010 n'en finit pas de nous gratifier d'un climat froid, l'hiver de toutes ses forces s'agrippe et contrarie les prémices du printemps surpris et meurtri. Cette situation transforme nos paysages et motive notre sortie au gré de nos envies. Sans avoir besoin de nous éloigner de nos bases, bien vite nous rencontrons les illustrations de cette exception climatique. Les torrents encore prisonniers de la glace, les fleurs sur les arbres fruitiers en opposition avec les congères, les vergers recouverts d'un blanc manteau... Les dégâts causés, de toute évidence, sont et seront importants. Ainsi cette page a valeur de témoignage et les images
dénichées ça et là rares et inhabituelles.


lundi 8 février 2010

le col de l'ouillat via le col de llinas




Parcours:http://www.openrunner.com/index.php?id=2232628



Journée quelque peu galère! Aujourd'hui, le peu de temps dont je dispose me contraint à faire un choix de balade à la hâte et point préparé. C'est faire fi des impondérables toujours possibles. Cette réflexion étant faîte, je reprend l'historique de cette sortie...au col de llinas, avant d'accéder au pic Saint-Christophe et de parvenir au chalet de l'Ouillat, au-dessus du Perthus.A Saint-Jean d'Albère, près du transformateur, nous quittons le véhicule et nous suivons les indications du panneau qui nous propose l'accès au col de llinas. Tout va bien, nous progressons dans une végétation typique de chênes et de broussailles. La pente est rude parfois, mais régulièrement balisée de points jaunes parfaitement visibles. De ce pas nous arrivons dans une clairière au milieu de laquelle se détache le somptueux dolmen de Na-Cristina:http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/DolmenDeNaCristiana.php
Le site historique retient notre attention et nous en faisons minutieusement le tour. Beaucoup de questions relatives à son édification et à son usage traversent nos esprits et occupent un temps nos pensées. Cependant, nous reprenons le sentier qui nous semble facile. Ainsi régulièrement la présence de nos petits points jaunes nous conforte dans notre certitude d'être dans la bonne direction. Hélas,rapidement, ceux-ci disparaissent l'on ne sait trop pourquoi, et sont relayés par les mêmes marques,mais de couleur orange.Faute de mieux, nous décidons de leur faire confiance. Notre choix,malheureusement s'avère mauvais. Et pour cause, notre avancée devient pénible et nous sommes confrontés aux attaques des broussailles et autres épineux qui nous égratignent sans ménagement. Au-dessus de nos têtes, les crêtes toutes proches nous redonnent espoir. Enfin, après maints efforts et quelques désagréables épisodes, nous atteignons le col. La vue panoramique des deux côtés de la chaîne des Albères est somptueuse, d'autant que le ciel ce jour-là est clément et très lumineux. A présent, nous sommes en terrain connu et nous avançons avec beaucoup plus de plaisir et de facilité. Le paysage que nous connaissions donc déjà ne cesse de nous récompenser de son extrême beauté. Le pic Saint-Christophe avec sa forteresse ruinée:http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/VillelongueDelsMonts.php s'offre à nous et nous invite à prendre une pause bien méritée. A cet instant, tous nos déboires sont oubliés et nous profitons pleinement de ces moments magiques. L'impression de dominer le monde s'empare de nous et retarde notre départ. Cependant, notre raison reprend le dessus et après avoir rangé sans précipitation nos sacs, nous rejoignons le col de l'Ouillat, terme de cette sortie.







alentours de Banyuls





Bien que déjà parcouru, ce circuit sous un éclairage différent, est lui aussi très intéressant. Au départ de Banyuls, depuis le parking de l'Intermarché, nous empruntons le parcours du Val Pompo, du reste parfaitement signalé. Nous sommes au mois de janvier, il fait froid et la tramontane violente nous glace les os. Heureusement, bien vite notre dépense physique nous réchauffe et sous les rafales, nous gravissons la pente qui nous sépare de la chapelle Notre-Dame de la Salette: http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/NotreDameDeLaSalette.php . Forcément, en ce lieu nous nous attardons pour admirer son architecture et le somptueux point de vue qui nous est offert. Habitués à y venir par grand beau temps, les couleurs aujourd'hui y sont différentes et le contexte particulier. Le vent a forci et c'est confrontés à la tempête que nous nous entêtons à poursuivre. Le sentier, au gré du vignoble, déroule son ruban. Les vignes dénudées de leurs feuilles font apparaître leur géométrie remarquable et nous ne pouvons que nous extasier devant le savoir faire des vignerons, véritables artistes qui je l'espère, ne seront pas pénalisés par le marasme économique actuel... Le col des Gascons est là devant nous et la tempête s'y engouffre sans ménagements. Les rafales à cet endroit sont si violentes que la position de l'homo-erectus est dure à tenir. Cette ambiance malgré tout a son charme et pas mécontents,nous repartons en empruntant le GR10 qui nous ramène à Banyuls.
Cette petite randonnée dans ces conditions extrêmes nous a bien plu et nous a confirmé que les mêmes sorties peuvent être tout à fait différentes en fonction des conditions climatiques. Cette constatation nous ouvre d'autres perspectives et repousse les limites de nos découvertes.