J'y vais, j'y vais pas? Ce circuit, il y a bien longtemps que j'avais projeté de le parcourir. Hélas, mille fois hélas, mes a priori avaient réduit à néant cette intention. Dans mon esprit obtu quelquefois se manifestent des réactions négatives, comme dans celui du plus grand nombre je crois?...Voilà, tout ça pour louer notre satisfaction à l'issue de ce parcours merveilleux. Le beau temps petit à petit prend possession de notre terre et la lumière de plus en plus présente libère nos velléités de découverte.Alors, c'est décidé, nous partons enfin vers Saint-Arnac http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/StArnac.php où nous attend le départ de cette escalade. Nous arrivons donc à l'aire de jeux de ce village et nous quittons la Clio. D'emblée, les panonceaux clairs comme de "l'eau de roche" indiquent le bon itinéraire. Sans effort nous suivons la piste qui s’élève doucement parmi une végétation qui s'éveille. Les couleurs et les senteurs annonciatrices de l'arrivée imminente du printemps, envahissent nos yeux et nos narines. Sur notre droite, une masse imposante se dresse et nous toise. De toute évidence il s'agit du pic de Vergés. La piste sans difficulté particulière poursuit son chemin. Nous rencontrons un croisement affublé d'un panneau indicateur qui nous renseigne sur la direction à suivre pour atteindre l'aqueduc d'Ansignan, Cette information, assurément va nous servir pour le choix d'une prochaine aventure et nous la logeons précieusement au fond de nos esprits. Pour l'heure, nous poursuivons vers le pic, qui, tel un mur infranchissable vient à notre rencontre. Et pour cause, tout à coup, sur notre gauche, nous quittons le confort de la piste pour emprunter un sentier escarpé et caillouteux. Aie,aie,aie! les difficultés arrivent...En effet brutalement la pente s’élève fortement et parfois même, des rondins sont placés ça et là pour faciliter notre progression. Nos respirations deviennent saccadées et nos muscles se raidissent sous l'effort demandé. Malgré tout nous arrivons au sommet après avoir franchi un passage oh! combien délicat, mais oh! combien remarquable. Cette difficulté est néanmoins amoindrie par la présence en cet endroit, d'un cable fixé à la paroi, par de nombreux pitons. A son extrémité nous découvrons tout à coup au-delà du vide impressionnant, l'autre versant du pic. Nous sommes abasourdis par le spectacle qui s'offre à nous : l'aqueduc d'Ansignan http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/AqueducAnsignan.php et le lac de Caramany http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/Caramany.php sont les points forts de ce tableau incroyable.Nous sommes si privilégiés en cet instant que nous nous attardons plus que de raison et profitons sans compter du spectacle proposé. Mais bon, le sommet si près nous attend et nous finissons par l'atteindre. Bien sûr notre émerveillement et à son comble. De là, notre regard épouse une vision à 360° où rien ne vient entraver notre curiosité. A ce moment précis nous nous sentons les maîtres de l'univers. L'altitude à laquelle nous nous trouvons n'a peut-être rien d'extraordinaire mais notre position l'est certainement. De longues minutes durant nous profitons de l'emplacement et du calme qui nous apaise. Une douce torpeur envahit nos âmes et berce nos sens et c'est avec les plus grandes difficultés que nous décidons, bien à regret de rejoindre le monde "civilisé". Mais si l'occasion vous en est donnée, n’hésitez pas vous aussi à gravir ce sommet et à y rencontrer un instant de bonheur...
L'historique de la cité et la configuration des lieux nous semble propice à un circuit nerveux et jalonné de témoignages du passé. Oui, bon bien sûr, la saison n'est peut-être pas le meilleur choix mais rien ne nous empêche de revenir à une autre époque. Et nous voici au pied des remparts de Villefranche que nous franchissons par l'entrée principale. A cette heure matinale et par ce temps couvert et triste, les visiteurs ne sont pas encore présents, les devantures des magasins de souvenirs et autres sont encore fermées. Rapidement nous nous laissons guider par le chemin de ronde à la rencontre des premiers panneaux indicateurs. La voie ferrée du petit train jaune franchie, nous nous dirigeons par une large piste vers le Fort Liberia http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/FortLiberia.php. au-dessus de nos têtes. Nos pas sont rapides et réchauffent nos membres endoloris par un froid vif et persistant. Sans tarder, nous longeons les murs du Fort encore endormi à cette heure-ci. Donc point de visite et sans perdre de temps nous trouvons une indication mentionnant l'église de Saint-Etienne qui confirme s'il en est besoin, que nous sommes bien sur le bon chemin. Nous quittons la piste pour retrouver un sentier, certes bien dessiné mais aussi bien pentu. Les vues sur la cité, les vallées avoisinantes de Sahorre et de Vernet malgré la brume, sont splendides. Le Canigou tout proche est imposant et omniprésent. Les haltes régulières sont justifiées par la prise de photographies bienvenues. Nos corps peuvent ainsi retrouver leur souffle et s'apaiser. Cette église Saint-Etienne de Campilles à l'air de se refuser à nous. Le temps annoncé pour ce parcours et le temps nécessaire introduisent dans nos esprits le doute et la perplexité. Enfin et heureusement, notre détermination est récompensée quant au but de notre rando. Elle nous apparaît dans toute sa splendeur et dans un cadre remarquable. Bien entendu, nous restons un moment a en faire le tour et à échanger nos remarques sur ce lieu de culte et sur cette sortie d'aujourd'hui qui prend fin ici.
Le printemps pointe son nez à la fenêtre, la température est encore un peu fraîche, voilà pourquoi nous préférons le littoral au piémont, ou aux hauteurs. Ainsi donc, notre frilosité nous conduit à revenir du côté de Bages d'Aude. Il faut reconnaître que notre précédente visite à Peyriac nous a séduite et motive en grandement ce retour. Ces remarques étant faites, nous arrivons à Bages sans avoir la moindre idée du circuit que nous allons emprunter. Cela n'est pas grave, les possibilités sur place ne manquent pas et les départs de rando nombreux et variés. Effectivement, après avoir quitté le parking et profité du rendez-vous du lever de soleil sur l'étang, une opportunité se manifeste . Là! devant nous,une piste s'enfonce dans la garrigue fleurie et odorante; jalonnée de-ci, de-là de petites parcelles de vignes, idéalement exposées aux rayons du soleil.Une indication nous renseigne et nous partons sur la boucle de Peyrac. Nous contournons les étangs et rejoignons le village que nous traversons rapidement. L'étang du Doul, objet de notre dernière visite est l'occasion de faire une petite halte, agréable et réparatrice et comme à notre habitude, nous sortons de nos sacs les tasses, pour apprécier le café qu'Anne nous a préparé avec amour. Ensuite, nous reprenons notre progression en suivant la route départementale qui va nous ramener à Bages. Et c'est au milieu des étangs envahis par des centaines de flamands roses, tous plus bruyants les uns que les autres, que nous refermons cet épisode chez nos amis Audois. La présence en ces lieux de ces volatiles est un véritable délice pour nos yeux et un cadeau supplémentaire de dame nature.Sans retenue, nous profitons de cette offrande. Cette journée, comme bien d'autres d'ailleurs est et restera un souvenir indélébile dans nos esprits.