lundi 16 juillet 2012

le pic de la calme ça calme

parcours:
http://www.openrunner.com/index.php?id=1956966

Nous vivons dans une région pleine de diversités et nous en profitons bien.Les choix dans nos sorties sont nombreux et variés et c'est tant mieux, car aujourd'hui avec Thierry nous sommes limités par le temps. Nous décidons donc de démarrer tôt le matin et de ne pas trop nous éloigner afin de réduire le délai de route.En outre l'été est arrivé, les vacanciers aussi et nous éviterons de nous diriger vers le littoral pour, plutôt privilégier le piémont. D'un commun accord nous choisissons de partir à l'assaut du pic de la Calma en Espagne. Dès les aurores à 5h. nous voilà partis, de façon à débuter notre rando vers 6 h. Il est exactement 6h10 quand nous garons notre véhicule au col de Banyuls. Le jour n'est pas encore levé et nous sommes prêts.D'emblée les marques jaunes guident nos pas sur le sentier, quelquefois doublées par celles, rouge et blanches du GR10. Doucement, la lueur du jour naissant envahit les versants et éclaire le vignoble suspendu et superbement agencé sur ces pentes escarpées.An loin, notre regard au bout de la route est accroché par Banyuls, avant de plonger vers l'horizon ou la mer accouche d'une boule incandescente qui ne cesse de s'élever. Ses rayons irradient les flots et finissent par envahir la terre. Ce spectacle si souvent vu nous procure toujours des émotions extraordinaires et inqualifiables. Pensez donc! en ce jour, Thierry qui fait office de photographe ne boude pas son plaisir et ne ménage pas son matériel. Cet intermède nous "skotche" durant 30 bonnes minutes en cet endroit. Notre bonheur bien présent fait fi de ce temps qui est loin d'être perdu. Malgré tout nous reprenons notre marche et nous nous entêtons à suivre scrupuleusement nos guides jaunes. La pente s'accentue, le terrain devient accidenté mais la vue toujours présente sur de remarquables paysages. Nous sommes sur le bon sentier, le panonceau que nous croisons nous le confirme et nous propose de gravir le pic de la Calma. Rassurés par la direction empruntée, notre progression prend rapidement de l'altitude et la vue lointaine sur notre lointain et minuscule véhicule nous en témoigne. En cet instant, nous sommes heureux d'avoir été si matinaux. La fraîcheur de l'aube nous apporte un bien-être réparateur et très agréable. Devant nous le pic nous toise et nous défie sans pour autant nous empêcher de le rogner et finalement de le vaincre. Le paysage que nous découvrons alors est époustouflant et le panorama à 360° immense.Du pic du Sailfort aux Corbières, des Corbières à la Méditerranée, de la Méditerranée au cap de Creus, du cap de Creus au col de Banyuls en survolant la plaine de l'Ampurdan, sœur jumelle de notre Roussillon en Catalogne Sud. La boucle se referme et notre plaisir rassasié. Un long moment de plénitude et de sérénité agit sur nos âmes elles aussi comblées. Pourquoi quitter ce lieu? il le faut bien pourtant et c'est bien ce que nous finissons par faire. Le retour nous plonge sur l'autre versant. La vue n'y est plus la même hélas! Toutefois nous avons le privilège de nous exalter encore à la découverte de l'abbaye de San-Quirze de Colera  blottie au fond de son vallon.Ensuite et pour finir, nous regagnons les ruines du mas Pils avant de remonter la route de Banyuls à Espolla en Espagne et de retrouver notre petite Opel en charge de nous ramener.Bilan: départ 5h.retour 11h.Total: 6h. Conclusion:6h. d'un bonheur TOTAL  










pic de la Calma

Thierry et Dolly

plaine de l'Ampurdan


San-Quirze de Colera

samedi 14 juillet 2012

Mantet et pic des 3 Estelles

Parcours:
http://www.openrunner.com/index.php?id=1414549
Mantet

Agrandir le plan
Le centre du monde c'est la gare de Perpignan, c'est bien connu. Le bout du monde c'est peut-être ici à Mantet?http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/Mantet.php Depuis bien longtemps déjà,ce village desservi par une route qui s'y arrête interroge notre curiosité.Je ne sais pour quelle raison?la difficulté d'accès, le temps de parcours?qui peut-être ont immanquablement provoqué nos hésitations et dirigé nos choix vers d'autres horizons. C'est décidé, nous ferons l'effort aujourd'hui de nous lever très tôt et nous irons explorer ce village au bout de la route, jusqu'au bout de nos envies.Et nous voilà partis pour cette nouvelle et excitante destination.Nous passons à Prades, Villefranche de Conflent avant de nous engager sur la départementale qui joint Sahorre, Py, le col de Mantet et Mantet.Le paysage qui nous accompagne se transforme et est digne de notre enthousiasme.La petite bourgade se dévoile enfin à nous, au pied du col .Niché au fond de la vallée, telle un point final.Ici s'arrête la civilisation, ici commence l'aventure.Pour ne rien vous cacher,nous sommes en pleine réserve naturelle et l’accès en est réglementé. Pour autant, les départs de randonnées y sont pléthores et peuvent alimenter de nombreuses autres visites. En ce vendredi, nous nous contenterons donc de parcourir ces ruelles à la recherche de prochaines idées de circuits.Et c'est tout naturellement, en nous extasiant de ces vieilles maisons en pierre que nous découvrons de multiples motifs de retours, pour de nouvelles sensations.Heureusement, nous sommes partis aux aurores et malgré l'éloignement et cette petite parenthèse de la visite il nous reste suffisamment de temps pour remonter au col, d'ou nous entamons l'ascension du pic des "très Estelles"http://www.balado.fr/loisirs-balades/66360-escaro/en-montagne/90571-pic-de-tres-estelles.Le sentier sans difficulté élève nos pas dans un cadre remarquable.Les vue sur la vallée vers Py sont impressionnantes et impressionnistes.Nous ne cessons pas de prendre de la hauteur, la végétation partage l'espace avec d'énormes rochers en équilibre instable parfois et souvent aux formes variées et imaginaires.Nous sommes accompagnés dans l'ascension par une fraîcheur apaisante et réparatrice. La chaleur de la plaine a disparu ainsi que la torpeur qu'elle occasionne.En chemin nous sommes  alertés par des conversations.Intrigués nos yeux scrutent les environs et nous apercevons alors des gens accrochés aux flancs de la montagne que nous finissons par oser interroger.Leurs sacs en jute accrochés à leur taille ou en bandoulière sont remplis de plantes aux feuilles étriquées et recroquevillées.Mais c'est bien sûr! ces baluchons contiennent la fameuse salade sauvage présente en ces lieux, il s'agit des fameux et délicieux "couscouils"http://couscouil.over-blog.com/article-5703126.html.C'est ça la découverte, la rencontre avec la nature et quelquefois celle moins prévisible avec le hasard.Tout à nos réflexions je ne suis pas assez prudent et je me fais égratigner l'avant bras par des ronces récalcitrantes.Aussitôt une tâche vermeille apparaît sur mon épiderme.Par chance nous croisons un couple de ces cueilleurs qui équipés d'une trousse à pharmacie soignent mon petit bobo et soulignent ma thèse de la rencontre et du hasard.Cette parenthèse étant refermée, nous voilà repartis vers notre but.La pente s’adoucit, le paysage se clairseme et l'horizon s'ouvre. Nous sommes sur la crête avant la montée finale au sommet.A nos pieds, le panorama est immense, à peine contrarié par une ligne de nuages d'altitude qui cependant n'entrave nullement notre plaisir et la sérénité qui émane de l'endroit.Et comme d'habitude nous restons un long moment,seuls avec ce bonheur et cette paix.Et comme d'habitude, nos sommes contraints d'ébrouer notre esprit pour regagner avec regret notre monde.Le temps du retour ne sera pas superflu pour nous préparer à ces retrouvailles.En attendant, encore une fois nous avons rencontré la plénitude...     
au fond de la vallée:Mantet


centre ville...



 
flore remarquable






































pas farouche

pic des tres estelles



amorce de descente

rencontre opportune

depuis le pic