mercredi 4 novembre 2009

sur la piste du fer

























Circuit approximatif: http://www.openrunner.com/index.php?id=2232626

Mon vocabulaire est-il assez riche pour décrire notre émerveillement lors de cette sortie? Rien n'est moins sûr...
En direction de Prades, à hauteur du village de Vinça, notre instinct, inexorablement, nous pousse à emprunter la départementale 13. Le ruban escarpé longe le torrent la Lentillahttp://www.jeantosti.com/Lentilla/lentilla.htm et nous dépassons Ballestavy et Valmanya. Nous sommes en plein cœur de la route du fer. Haut lieu de la résistance et village martyre, Valmanya se découvre au détour d'un virage. Déjà la nature omniprésente affiche les couleurs flamboyantes de l'automne.A quelques encablures de là, nous atteignons le col de la Palomère perché à 1036 m. d'altitude. De là, à cheval sur la crête, nous dominons l'horizon dans son intégralité. La plaine du Roussillon, la ligne bleue des Albères, le Canigou proche, les Corbières arides. Rien ne manque à ce tableau. Devant nos yeux, une carte grandeur nature avec ses points caractéristiques et reconnaissables. Un sentiment de plénitude nous envahit et d'instinct, nous nous engageons sur la piste de Dalt (du haut). Partout des couleurs incroyables : cuivre, rouille, brun, jaune et j'en passe... La nature à l'occasion de notre visite s'est parée de ses plus beaux atours. Notre émerveillement est à son comble et nous fait oublier l'effort raisonnable nécessaire pour gravir la pente. De virage en virage, le paysage défile, tel un livre qui déroule ses pages. Nous sommes sur le sentier qui aboutit au site de la "Pinouse".http://pyreneescatalanes.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/MineDeLaPinouse.php De ci de là, les témoignages de cette époque qui faisait la part belle au minerai de fer, se manifestent. Dans ce décor de rêve empreint d'histoire, nous accédons au site. Ces ruines et deux wagonnets abandonnés sont les seuls vestiges qui ont subsisté à cette ère révolue. Au milieu de cette ambiance et de ce décor anachronique, nous nous posons pour nous reposer et nous restaurer. Malgré le vent violent, nous sommes protégés et bien à l'abri des hautes futaies et sans nous hâter, nous nous imprégnons pleinement de cet endroit. Néanmoins, il se fait tard et nous retournons sur nos pas à la rencontre d'un monde plus contemporain. Ce rendez-vous avec l'histoire, non prémédité, agrémenté de la présence de l'automne et de ses couleurs sublimes aura été une réussite totale. Et c'est l'esprit serein et l'âme en paix que nous achevons ce périple au "plaisir des yeux"

lundi 12 octobre 2009

gorges du gouleyrous-caune de l'arago


https://maps.google.fr/maps?q=tautavel&hl=fr&ie=UTF8&ll=42.838024,2.754221&spn=0.06835,0.110378&sll=42.603768,2.813873&sspn=0.034557,0.055189&t=h&hnear=Tautavel,+Pyr%C3%A9n%C3%A9es-Orientales,+Languedoc-Roussillon&z=13&layer=c&cbll=42.838024,2.754221&cbp=12,0,,0,0&photoid=po-28161057









Tautavel de renommée mondiale nous tend les bras. Le berceau de l'humanité sera notre destination du jour. Dans la vallée du Verdouble, au milieu d'un paysage calcaire et aride, nous parvenons à notre destination du jour. Où se trouvent les gorges des gouleyrous? C'est après avoir répondu à cette question que l'habitant de Tautavel nous met gentiment sur la voie. En fait, non loin de là et avant d'arriver à Vingrau, non moins célèbre grâce à ses falaises, nous rencontrons le croisement qui 500m plus loin héberge notre véhicule sur un terre plein. Presque immédiatement, le sentier qui descend aux gorges nous offre un paysage paradisiaque et je pèse mes mots. Devant ce spectacle d'une rare beauté, nous restons sans voix. Devant nous les gorges s'enfoncent vers l'horizon. Le Verdouble s'écoule dans ce décor de calcaire, de marmite en marmite et laisse admirer ses eaux émeraude, d'une limpidité cristalline. Les photos sont certainement plus éloquentes que tous les superlatifs. La roche façonnée au cours des millénaires présente des formes particulières. Bref, ce coin de nature nous captive, à tel point que nous nous y attardons sans compter. L'effort que nous devons solliciter pour nous en extraire est intense. Finalement, nous réussissons quand même a suivre le sentier qui nous permet de longer la caune de l'Arago, à travers le vignoble jaunissant de l'automne. Au-dessus de nos têtes, niché dans la montagne, la grotte qui renferme les fouilles et alimente le musée de Tautavel, provoque notre curiosité. Sans hésiter une seconde, nous escaladons la pente qui malgré le dénivelé nous conduit aux portes du chantier. Ici s'arrête notre périple, car l'accès nous en est interdit par un portail métallique. Néanmoins, nous pouvons apercevoir la cicatrice de la main de l'homme vers la préhistoire. Nous amorçons la descente, agrémentée de haltes fréquentes, prétexte a admirer le paysage. Et nous voici de retour dans les gorges, où à nouveau confrontés à notre envoutement, nous déballons nos sacs pour un repas sur le pouce. Tous les motifs sont bons afin de justifier notre attardement. Et ce n'est qu'au beau milieu de l'après-midi que nous repartons l'âme pleine de trésors.