Ces jours-ci, j'ai entendu parler d'un exploit qui me semblait relever de l'impossible. La traversée des Pyrénées d'ouest en est, pour un être humain en tout juste une semaine. Cette rumeur qui me paraissait infondée, j'ai voulu la vérifier...et là, devant la preuve irréfutable de cet exploit, je me suis senti plus qu'admiratif. Je n'ai pas dans ma panoplie de vocabulaire approprié pour décrire mon impression. Killian, ce catalan (puisque c'en est un), n'est peut-être pas connu, mais évidemment son exploit est bien plus remarquable que celui de beaucoup de sportifs plus renommés. Sa communion avec la nature est évidente, ses valeurs, son respect. Alors, je ne puis m'empêcher d'en faire l'apologie et sans délais j'insère dans cet article le lien adéquat. Nul doute que comme moi, vous serez sidérés par sa performance sportive et humaine.
http://www.trailmag.fr/kilians-quest-10-traversee-des-pyrenees/
http://www.lindependant.fr/2012/10/22/kilian-jornet-conquistador-des-cimes,173813.php
jeudi 9 juin 2011
jeudi 26 mai 2011
Plaisir+Galère égale Bonheur?
Présents lors de cette sortie:Robert, Anne et Thierry
Parfois, la réalité ne correspond pas aux prévisions. Tout guillerets et excités, Thierry, Anne et moi-même, à cause d'une météo capricieuse, plutôt que de rejoindre le lac des Bouillouses qui était notre objectif initial, nous nous dirigeons à l'opposé rejoindre le village de Bugarach, dans l'Aude. La-bas, il semblerait que le ciel soit plus clément...Je consulte donc le blog de Gilbert Julien http://gilbertjullien.kazeo.com/ , et je suis attiré par le parcours suivant:http://gilbertjullien.kazeo.com/4-Aude/Le-Circuit-des-Templiers-832-m-depuis-Bugarach-465-m,a1898530.html jalonné de vieux villages reculés et de témoignages de l'histoire des Cathares. Nous sommes partis avec l'intention de passer une nuit de veillée, à la belle étoile, ce qui justifie le poids de nos équipements. Cela n'a pas d'importance, au vu de notre motivation. L'après-midi est bien avancée quand nous nous engageons sur le sentier Cathare qui n'est pas et et nous le saurons plus tard, une boucle mais un aller simple. Tel des novices , avec une montre boussole mais sans carte (ce qui n'a pas de sens). Confiants et sereins mais naïfs, nous suivons les marques régulières et très visibles qui nous guident sauf, qu'en première lecture il est parfaitement précisé qu'il ne s'agit pas d'une boucle. Et voilà que nous nous enfonçons sur ce sentier, au milieu d'une végétation dense et luxuriante, arrosés par une averse qui se ligue à notre naïveté pour augmenter la difficulté que nous allons éprouver sur ce circuit. Le temps passe, le poids sur nos épaules commence à nous pénaliser. Anne si fragile, sans "piper" mot se courbe de plus en plus sous la charge. Heureusement, notre attention est toujours aux aguets et nous soulageons la "pauvrette" qui était sur le point de s'écrouler... Un petit instant de repos et ce petit souvenir animant nos conversations (railleries et remarques diverses...) nous poursuivons sur cette piste, évoluant dans un décor fabuleux. Tout ici respire la fraîcheur, le printemps à chaque pas nous salue. Faut voir toutes ces fleurs colorées, sentir ces odeurs enivrantes qui nous arrachent de fréquentes exclamations. Les verts aux nuances subtiles se mélangent aux gris des nuages, pour finalement atteindre les bleus du ciel. Le temps qui ne cesse de changer anime ce tableau. Et, cerise sur le gâteau, l'apparition à la suite d'une averse d'un arc-en-ciel insolite, situé à un endroit inhabituel et très surprenant, à la base du pic du Bugarach. La photo que j'en ai faite n'est pas du tout l'objet d'une quelconque retouche de ma part et je vous la propose en sachant qu'elle provoquera aussi votre curiosité et pourquoi pas vos commentaires.
Au mois de mai, les jours rallongent et nous continuons encore un peu, jusqu'à ce que nous trouvions un emplacement qui nous paraît convenir à l'établissement de notre bivouac et préparer notre veillée. Nous réunissons quelques branches que nous incendions aussitôt, non sans au préalable avoir bien pris soin de sécuriser l'endroit. Nous pouvons à présent nous rapprocher de ce foyer improvisé pour un repas des plus sympas. Pas la peine de chercher midi à quatorze heures, le bonheur est là au milieu de cette nature qui nous accueille et que l'on l'aime. Combien de temps restons nous ici, peu importe en fait, la seule chose qui ait de la valeur, c'est de faire durer ce plaisir, en communion totale avec ces paysages grandioses. Il fait nuit noire quand nous nous décidons enfin à prendre un peu de repos et c'est courbaturés par la dureté de nos matelas que nous nous réveillons pour aussitôt reprendre la piste.Las, notre entêtement à suivre aveuglément les indications confine à la bêtise. De toute évidence nous sommes entrain de nous éloigner de plus en plus de notre objectif. Finalement, nous traversons un village, où nous interrogeons les quelques rares personnes que nous rencontrons, deux, trois tout au plus. Toutes sans exception, à la question de savoir si nous étions éloignés de Bugarach répondaient par une moue qui en disait long sur la réponse à venir. Nous sommes fatigués et le plaisir fait place à la lassitude. A tout prix nous devons trouver une bonne âme qui acceptera de nous rapatrier à notre véhicule. Ouf ! après maints refus, la providence se manifeste, nous pouvons enfin regagner la clio quelques dizaines de kilomètres plus loin.
Voilà, quelquefois la réalité permet de tempérer le rêve et aide à comprendre le sens du mot humilité. Cependant ces deux jours sont malgré tout de bons souvenirs, de par les paysages parcourus et l'épisode inoubliable de la veillée. Avant de conclure je tiens à remercier la personne qui nous a ramenés et avec qui nous avons pu échanger des propos très amicaux et intéressants. Je reste dans le vague car j'ai égaré ses coordonnées et je ne peux donc pas la citer. Si toutefois elle parcourt cet article je serai heureux de rajouter son lien sur le site
samedi 16 avril 2011
autour de Cerbère
Présents: Robert, Thierry, Anne et Michel
La nature et nos paysages sont si beaux et variés, qu'il est aisé de diversifier le choix de nos destinations hebdomadaires. Qu'il s'agisse de la Catalogne Nord, Sud, du Roussillon, du Capcir, de la Cerdagne, du Conflent, des Corbières, du Fenouillèdes, des Albères ou encore du Vallespir, les possibilités sont quasi-illimitées. Le souci de changer de topographie, de paysages, n'est en fait pas un problème pour les chanceux que nous sommes. Bref, aujourd'hui nous décidons d'un commun accord, de nous diriger vers Cerbère http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/Cerbere.php. Le temps magnifique qui nous est annoncé nous laisse augurer d'une bien belle journée...Impatients, comme d'habitude à poursuivre nos découvertes, nous nous rendons à Cerbère. Dès le départ, plusieurs circuits nous sont proposés grâce notamment à des panonceaux parfaitement exposés. Et nous voilà en route vers le mas Mingou. Nous franchissons le tunnel sous les voies de chemin de fer et nous nous enfonçons dans une végétation dense en suivant un chatoyant cours d'eau . D'une rive à l'autre, en prenant appui sur les cailloux placés au milieu de son lit; nous restons concentrés sur les indices de direction, souvent difficiles à repérer. Les franchissements du torrent sur ces rochers branlants sont aussi instables que notre certitude d'être sur le bon chemin. Néanmoins notre rencontre avec ce paysage est des plus agréable, d'autant plus que le printemps bien présent amplifie notre plaisir. Partout les fleurs toutes plus belles les unes que les autres font étalage de leurs couleurs et exhalent leurs senteurs inimitables. Les talus tout de vert vêtus les abritent et les soulignent. Le vignoble si artistiquement entretenu au second plan laisse aussi éclater sa joie à l’avènement de la belle saison. Les bourgeons gonflés de sève manifestent leur envie de s'épanouir et de s'ouvrir à la vie. Cette explosion de couleurs et d'odeurs revigore nos âmes à la sortie de l'hiver. Et sans vraiment trop souffrir, nous atteignons le fond de cette vallée ou une large piste prend la relève de ce semblant de sentier. A présent et jusque au terme de cette randonnée nous n'éprouverons plus aucune difficultés à nous diriger. Chemin faisant nous rencontrons un croisement où se trouve une table et des bancs. Pensez-donc l'occasion est trop belle de nous y attarder et
d'y faire notre pause habituelle. Cette petite parenthèse se referme et nous décidons de choisir d'emprunter une piste sur la gauche.
Nous somme exactement sur le "chemin de la Frigoulette" que nous allons suivre sur notre gauche en direction de l'ancienne douane. Nous cheminons à flanc de montagne avec au loin des vues splendides sur la mer et la cité balnéaire. Entourés de talus colorés par d'innombrables fleurs notre progression est ralentie, mais comment ne pas profiter de ce plaisir intense, alors donc aucune raison pour nous de hâter nos pas. La journée s'avance et nous arrivons à l'ancienne douane que nous traversons pour poursuivre plein est, sur une nouvelle piste que nous quittons sur notre gauche, quelques cinq cent mètres plus loin environ. Au-dessous de nous le phare est notre guide et rempli idéalement cette fonction. Cette descente au bord de la falaise est spectaculaire et nous ouvre des panoramas inhabituels sur Cerbère, sa crique et sa gare internationale. Nous croisons le phare, stoïque sur son promontoire et nous regagnons par le sentier nos véhicules. Parfois les plaisirs les plus simples sont aussi les plus intenses, le terme de cette journée nous le confirme encore. Et si d'aventure vous en avez la possibilité nous vous engageons à nous imiter, à la rencontre du bonheur et de la simplicité.
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